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Qu’est-ce que l’agroforesterie ?

Agroforesterie conseil

Quelques chiffres

  • Les pratiques agroforestières en France comptent aujourd’hui :
    • 700 000 km de bocage
    • 100 000 ha de prés-vergers
    • 15 000 ha de plantations intra-parcellaire
  • L’état des lieux chiffré montre, depuis le début des années 1990, un ralentissement des destructions, mais avec un ratio plantation / destruction toujours déficitaire.
  • Les systèmes agroforestiers hérités restent les plus répandus.

Définition

Il s’agit d’intégrer des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural, sous toutes leurs formes : haies, alignements intraparcellaires, bosquets, etc. Les alignements intraparcellaires constituent une méthode d’implantation d’arbres au cœur des parcelles agricoles.

L’enjeu est de jouer sur les interactions possibles entre les plantes cultivées et des essences sélectionnées (dont fruitiers greffés), mais aussi avec les animaux élevés pour optimiser et diversifier sa production.

Un atout économique

Après la seconde guerre mondiale, les arbres ont été systématiquement éliminés des champs, pour intensifier les cultures : l’agriculture s’est artificialisée.

Avec le développement de l’agroforesterie depuis les années 2010, l’arbre peut aujourd’hui reprendre sa place ancestrale dans les cultures. Si l’arbre en plein champ est un atout environnemental évident, il peut aussi être un atout économique, étant donné sa diversité d’usages.

A court terme, certaines essences représentent un excellent fourrage complémentaire en période estivale. Sur un temps moyen, il est possible de produire du bois d’œuvre, issu de la taille de formation des hauts jets, et du bois de chauffage issu de l’exploitation des trognes.

De nombreux services écosystémiques

Les bouquets d’essences d’arbres sont sélectionnés en fonction du milieu et des besoins de l’agriculteur. Les densités sont ainsi adaptées aux systèmes de production agricole, l’intérêt étant de réintroduire une biodiversité qui enclenche des complémentarités. De cette manière, l’arbre stocke du carbone dans la biomasse et contribue à la fertilité du sol, tout en protégeant les cultures et l’eau.

En réfléchissant à l’aménagement et à un choix d’essences judicieux, le risque de compétition avec les cultures peut être transformé en complémentarité, voire même augmenter la productivité totale. Cette dernière a été évaluée en moyenne à 40 % de biomasse supplémentaire par an et par hectare.

Des bénéfices sur le long terme

Enfin, après une croissance de 40 ans, l’agroforesterie représente une forme d’investissement. En effet, certaines essences sont précieuses et recherchées sur des marchés de niche.

Lorsque le système agroforestier est bien pensé et la valorisation des arbres accompagnée, ils deviennent alors une production complémentaire sur un même espace sans nuire à l’activité agricole principale.

Les pouvoirs publics ont bien compris ces atouts, puisque l’Europe et les collectivités territoriales peuvent subventionner jusqu’à 80 % une première implantation et son entretien sur les premières années. Les paiements directs de la PAC sont aujourd’hui bonifiés dans les parcelles agroforestières.

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