
Type de production
- Élevage
- Grandes cultures
Élevages
- Porcins
- Volailles, Poulets de chair
- Transformation et vente directe
SAU : 60 hectares
Podcast sur l’agroforesterie « Cambium » :
Episode 1 – Ronan Rocaboy, de la ferme du Bigna
Ciquez sur ce lien :
https://smartlink.ausha.co/cambium-agroforesterie/episode-1-la-ferme-du-bigna-avec-ronan-rocaboy

La Ferme du Bigna
C’est une exploitation familiale en agriculture biologique, gérée par Dimitri Guerin et son beau-frère Ronan Rocaboy. Leur activité est centrée sur l’élevage de porcs et de volailles, ainsi que la commercialisation de leurs produits en circuits courts.
Située au point culminant des Côtes-d’Armor, la ferme s’inscrit dans un paysage vallonné et bocager où les haies anciennes côtoient des plantations plus récentes. Cet environnement constitue un cadre particulièrement favorable au développement de systèmes agroforestiers.
L’exploitation s’étend sur 60 hectares, dont 20 hectares de prairies et de parcours pour les animaux et 40 hectares de cultures céréalières destinées à leur alimentation, assurant ainsi une grande autonomie de la ferme.
Dans le cadre du développement de son système de production, un projet agroforestier a été mis en place avec l’implantation de 21 hectares d’alignements d’arbres intraparcellaires. Ces plantations contribuent à améliorer la fertilité des sols, à renforcer la biodiversité, à créer un microclimat favorable aux cultures et à accroître la résilience de l’exploitation face aux aléas climatiques. L’exploitation comprend également 8,4 kilomètres de haies bocagères, participant à la structuration du paysage et à la protection des parcelles.
Depuis 2018, la conception et la réalisation de ce projet agroforestier ont été assurées par Stéphane SACHET, en étroite collaboration avec les exploitants afin d’intégrer les plantations aux objectifs techniques et économiques de la ferme.

Une démarche globale autour de l’arbre
Le projet agroforestier s’inscrit dans une réflexion globale menée par les exploitants afin de réintégrer l’arbre au cœur du fonctionnement de la ferme. Cette démarche se traduit par la mise en place d’alignements d’arbres intraparcellaires, dont une partie est intégrée au sein des parcours de volailles et l’implantation de bosquets destinés à accueillir les porcs lorsque les arbres auront atteint leur maturité.
L’un des objectifs majeurs est de renforcer l’autonomie de l’exploitation. Les plantations permettront notamment la production de bois déchiqueté, utilisé comme litière animale en substitution de la paille, mais aussi comme combustible pour alimenter une chaudière. Le bois produit sur la ferme contribue au chauffage de plusieurs habitations, illustrant pleinement les multiples fonctions de l’arbre dans un système agricole.
Au-delà des bénéfices pour l’exploitation, ce projet participe également à la restauration du paysage bocager des Côtes-d’Armor. En renforçant le maillage arboré, il contribue à préserver le patrimoine paysager local, tout en apportant des services utiles au territoire, tant sur le plan environnemental qu’énergétique.



Les aménagements agroforestiers mis en place
Le projet a été conçu pour intégrer différentes formes d’agroforesterie, adaptées aux productions et aux objectifs de l’exploitation. L’étude, le choix des essences et la conception des plantations ont permis de mettre en place un système cohérent, conciliant performances agricoles, biodiversité et valorisation des ressources.
Des arbres fruitiers ont été implantés dans les parcours de volailles afin d’apporter de l’ombre, d’améliorer le bien-être des animaux et de leur fournir un complément alimentaire naturel, sans objectif de production fruitière destinée à la commercialisation.
Des bosquets ont également été créés pour les parcours des porcs, avec une sélection d’essences produisant des fruits à coque, comme le châtaignier ou le noyer. À terme, ces arbres offriront à la fois de l’ombrage, un enrichissement alimentaire pour les animaux et une diversification des fonctions de ces espaces.
Les cultures sont conduites selon des rotations longues et diversifiées associant céréales, protéagineux et oléagineux. Cette diversité contribue à la fertilité des sols, à la maîtrise des adventices et à l’autonomie alimentaire de l’exploitation. Une partie des oléagineux est directement transformée sur la ferme.
L’entretien des haies et des plantations est intégré au fonctionnement global de l’exploitation. Le bois issu des opérations d’émondage est valorisé sous forme de plaquettes, utilisées aussi bien comme combustible pour la chaudière que comme litière pour les animaux.
Ce projet s’est développé en 2025 avec de nouveaux aménagements paysagers, comprenant notamment la création de 2,4 kms de haies bocagères en bordure de champs et de cheminements, ou encore avec l’agroforesterie intraparcellaire (490 arbres) afin de renforcer le maillage arboré et de poursuivre l’intégration de l’arbre dans l’ensemble de l’exploitation.

